Article paru
dans CEA Techno(s) n° 93


Quand le platine cède la place aux enzymes de synthèse


Pour réduire les coûts des piles à combustible, l'un des axes de recherche explore la suppression totale du platine, classiquement utilisé pour catalyser la réaction de réduction de l'eau en l'hydrogène. L'idée : remplacer le précieux métal par des catalyseurs moléculaires synthétiques mimant les effets d'enzymes remplissant naturellement cette fonction, telles celles issues de micro-organismes des sols marécageux, les hydrogénases.
Après en avoir finement étudié la structure tridimensionnelle, des chercheurs de l'IRTSV* ont reproduit des complexes organométalliques biomimétiques, dont certains montrent déjà une activité catalytique satisfaisante. Ces catalyseurs ont ensuite été greffés sur des tapis de nanotubes de carbone afin d'obtenir une grande surface conductrice sur un support solide.
Dans un second temps, les chercheurs envisagent d'utiliser l'énergie solaire pour activer le catalyseur grâce à un photosensibilisateur placé à proximité. Ces travaux amélioreront le rendement énergétique de la réaction.

*Institut de Recherches en Technologies et Sciences pour le Vivant du CEA.