425 millions d'euros d'achats technologiques en 2004
Et si vous deveniez fournisseur du CEA ?
Gros ordinateurs, matériels de laboratoire, ensembles mécaniques, études de chimie ou de matériaux : le CEA a acheté en 2004 plus de 400 millions d'euros d'équipements ou de prestations à caractère technologique, dont 64% hors nucléaire. Des marchés souvent accessibles à toutes les entreprises, petites ou grandes.
Acteur majeur de la recherche française, le CEA a effectué en 2004 quelque 425 millions d'euros d'achats à caractère technologique(1), faisant appel à une technicité ou à une expertise particulière. Le secteur nucléaire n'y tient pas une place prépondérante : il représentait 152 millions d'euros (36% du total), à comparer par exemple aux gros ordinateurs (39 millions), aux matériels pour l'électronique et la micro-électronique (57 millions), aux matériels et équipements de laboratoire (37 millions) ou aux ensembles mécaniques (29 millions). Bref : il y a du travail pour tout le monde, et pas seulement pour les experts du combustible nucléaire ou des environnements "chauds". Et ces marchés sont faciles d'accès, puisque soumis à publicité ou gérés sur chaque site CEA par des services commerciaux clairement identifiés (lire encadré).
Il faut bien sûr traiter à part les marchés qui concernent le cœur des activités de la Direction des Applications Militaires. Secret défense oblige, l'habilitation d'une entreprise prend des mois et peut imposer à la société de lourds investissements. "Pour le reste, nous sélectionnons nos fournisseurs comme le fait n'importe quelle entreprise" affirme Olivier Dervieu, chef de service à la Direction des Achats et Ventes. Sont passés en revue la santé de l'entreprise, sa surface financière au regard du marché visé, son organisation, ses outils, ses machines, ses références Ce tour d'horizon permet de dégager une short-list de quelques noms, sollicités dans un second temps pour fournir une offre.
Si beaucoup de marchés sont traités par des grandes entreprises, les PME de moins de 500 salariés tiennent aussi leur place. On en compte une trentaine parmi les 200 premiers fournisseurs du CEA, et elles totalisent environ 15% du chiffre d'affaires réalisé par ce "Top 200".
Le CEA a l'avantage d'être un client solvable - c'est un établissement public -, bon payeur (30 jours fin de mois) et au potentiel prometteur : sans même parler d'ITER, pour lequel il est un peu tôt, le futur réacteur de recherche Jules Horowitz de Cadarache représentera un investissement de plusieurs centaines de millions d'euros ! "De manière générale, nous nous concentrons de plus en plus sur nos métiers d'origine, complète Olivier Dervieu. Et nous cherchons à structurer et à regrouper davantage nos contrats, tout en maintenant des liens forts avec les détenteurs d'expertises pointues".
(1) Les achats technologiques sont des achats qui donnent lieu à l'élaboration d'un cahier des charges spécifique, autrement dit il ne s'agit pas d'achats "sur étagère".